mercredi 25 juillet 2012

On fait le bilan.


Voilà déjà deux semaines que je suis rentrée du bout du monde et il est temps de dresser le bilan de cette folle aventure. Deux semaines de lutte acharnée pour ne pas retrouver la vieille routine, deux semaines à chercher unsourire chaleureux dans la foule anonyme de Paris (en vain), à provoquer desrencontres comme on en faisait tous les jours. Deux semaines que je me dis quevraiment Paris n'est pas la ville qu'il me faut, deux semaines à voir messouvenirs s'éloigner sans que je puisse vraiment les retenir.

Si je ne dois retenir qu’une seule chose, c'est que ce voyage aura dépassétoutes mes attentes, que c’était encore meilleur que mes rêves les plus fous.Quinze ans que j’en parlais…

Ca vous grandit un voyage pareil. Ca vous retourne et vous change sansque vous puissiez vraiment mettre des mots sur ce qui est désormais différent.On se découvre une force qu'on ne soupçonnait pas, lorsqu'il faut faire face àtoutes sortes de galères toute seule, et que les gens qui vous soutiennentnormalement sont à des milliers de kilomètres. Tout parait plus facile après,accessible. 

J'aurais passé six mois et demi sur les routes, dont deux semaines àSingapour et un mois en Indonésie. Sur ces six mois et demi, j'aurais voyagéseule pendant un peu plus de trois mois et c'était la meilleure partie de monvoyage. Jamais je n'aurais pensé rencontrer tant de gens, vivre tant de choseset m'ouvrir autant à ce qui m'entourait. 

Mais quand on revient, il est dur de partager, de mettre des mots sur cequ'on a pu vivre et ressentir là-bas. On est de retour, mais pas vraiment ;on y a laissé une partie de nous qu’on récupèrera lors d’un prochain voyage. Onretrouve la même vie, la même ville, les mêmes gens et pourtant on estdifférent. Les choses sont à leur place, là où on les a laissées mais on neporte plus le même regard sur elles.

On pense à tout ce et ceux qu'on a laissé derrière nous, aux souvenirsqui s'éteindront petit à petit et nait l'obsession de les garder vivants,intacts le plus longtemps possible.

Même si on a pu avoir hâte de rentrer chez soi à certains moments, legris de Paris qui nous gifle quand on se penche sur le hublot à l'atterrissagefait couler toutes les larmes qu'on a pu retenir jusque-là.

Le premier "Bonjour" en français au contrôle des passeports nesemble pas naturel, puis au fur et à mesure on se rend compte qu'on a oublié lanon amabilité bien française, la couleur des billets de banque, la forme despièces, l'odeur des sous terrains, les voitures qui roulent à droite. On remetsa puce française dans son téléphone mais on ne se souvient plus de son numéro,ni du code d'entrée de son immeuble. On n'est plus très sûr de l'étage nonplus. Et puis finalement on ne sait plus très bien pourquoi on est rentré.

Heureusement, de bonnes choses viennent contrebalancer cette grosseclaque : le visage d'un ami à l'aéroport, les retrouvailles surprises avec la famille,les amis et le chat (qui s'en fout), la razzia sur une boulangerie une heureaprès l'atterrissage, les premières (les deuxièmes et les troisièmes aussi)courses au montant raisonnable et le panier rempli de choses qu'on a hâte deremanger, dormir dans son lit seule dans une chambre depuis bien longtemps, lessoirées à l'appart et le marché en bas de chez soi qui donne au quartier desallures de vacances deux fois par semaine.

Mais très vite on fait de nouveaux projets de voyage, on a chopé levirus. Juste le temps de gagner de quoi repartir quelques mois faire un tourd'Asie. L’Europe aussi avant, car on se rend compte qu’on connait mieux un paysde l’autre côté du globe que nos voisins. 

Ce qui manque le plus, ce n'est pas tant les paysages incroyables qu'ona pu admirer, ce sont surtout les rencontres avec des gens de tous pays, detoute culture, tous les jours. De retour à Paris, on se sent bien seul danscette grosse ville grouillante de gens de mauvaise humeur. Mais ça ne fait rienparce qu'on a connu quelques moments de bonheur et d'insouciance très précieuxqu'il s’agit maintenant de garder bien au chaud.

"Il n'y a que les routes qui sont belles, et peu importe où elles nous mènent."

samedi 16 juin 2012

Bye Bye Darwin, Hello Bali !

Me voici aux dernières heures de mon périple australien... La boule au ventre et le coeur serré.

Je m'envole en Asie jusqu'à mon retour en France où je sais que d'autres bons moments m'attendent mais tout de même, ça fait drole de me dire que je ne remettrai pas les pieds dans ce pays où j'ai vu et appris tant de choses.

Apres 5 mois sur les routes, c'était bon de se poser ici, à Darwin, où il n'y a strictement rien à faire mais où les gens qui m'entouraient et l'ambiance de l'auberge ont suffi à mon bonheur !
J'y ai certes perdu quelques neurones et réduit de quelques années mon espérance de vie mais ça valait le coup !

Jamais je n'avais mis les pieds dans une auberge de jeunesse avant l'Australie. C'est à se demander dans quel monde je vivais tant ça me parait désormais naturel de balader mon sac de ville en ville et de partager ma chambre avec une dizaine d'inconnus.

Les lits sont pourris, la cuisine est quasiment inutilisable, les douches sont crades, mais on s'en fiche ; ici on mène une drole de vie. Tout le monde se sourit, se parle, partage ses aventures et les amitiés naissent le temps d'une cigarette.
On en oublie presque que là d'où on vient, on ne parle pas trop à son voisin.

Les fous rires, les coups de gueule ou les coups de blues font partie du quotidien et on trouve toujours quelqu'un avec qui en parler.
Après quelques jours on connait les petites manies de chacun, et on se crée une petite routine à l'autre bout du monde.

Mais quand vient l'heure des aurevoirs, ça se complique toujours un peu...
Il y a ceux qu'on souhaite revoir mais on sait que ce sera difficile, il y a ceux qu'on reverra-c'est-obligé, il y a ceux qu'on a rencontré trop tard et avec qui on aurait voulu partager davantage (ma Louise) et il y a même ceux qu'on est content de quitter !

J'ai bien l'intention de profiter du bonheur à toute epreuve des balinais, d'apprendre encore de leur serénité, avant le retour à la grisaille et mauvaise humeur parisienne. La fin approche à toute vitesse mais les retrouvailles aussi ;)





samedi 21 avril 2012

Les joies du camping gratuit...

L'Australie est un grand, très grand pays dont la majorité est constitué de déserts. Bon. L'inconvénient, c'est que pour vous rendre d'un endroit à un autre il vous faut avaler sans broncher des milliers de kilomètres. L'avantage, c'est que cela offre une multitude d'endroits où planter votre tente au beau milieu de nulle part.

Mais pour cela, il faut être l'heureux propriétaire d'un Camp6, bible du baroudeur de compétition en Australie (livre rempli de cartes routières et de logos obscurs, répertoriant tous les campings gratuits ou bon marché pour la modique somme de 60 dollars en librairie, 90 avec les illustrations... C'est un peu cher oui. C'est l'Australie.)

Une fois que vous avez compris le fonctionnement de ce gros cahier à spirales et que vous savez où vous vous arrêterez la nuit venue, trois possibilités s'offrent à vous :

- Soit vous tombez sur un camping situé dans un cadre idyllique (90% du temps), et s'il y a un robinet d'eau, là c'est carrément l'Amérique (5% du temps)

- Soit vous vous retrouvez dans un endroit improbable, sans douche, sans eau, sans toilettes ni éléctricité. Si vous êtes chanceux, il se peut que vous tombiez sur Mitch, un vrai de vrai, qui vous proposera de venir prendre une douche chaude et vous fera même visiter sa caravane, si vous avez la chance de posséder quelques atouts bien féminins. Il se peut aussi qu'un jour, vous vous retrouviez à camper à la frontière exacte entre le Territoire du Nord et l'Australie du Sud, où le fuseau horaire change d'une heure et bien sur vous choisirez de planter votre tente du côté où vous dormirez le plus longtemps. Evidemment cette aire de camping gratuite sera située à deux mètres de l'autoroute et lorsque ce ne sera pas un road train (camion long de plusieurs wagons) qui vous réveillera en faisant trembler la terre entière, c'est une vache que vous entendrez meugler au loin. A ce moment là, vous vous demanderez brièvement comment il peut y avoir un élevage bovin en plein désert mais il sera tard, vous viendrez de vous taper une rando de cinq heures sous un soleil de plomb entre 12h et 17h (gros malin que vous êtes), vous aurez donc la flemme de rentrer dans ce genre de débat avec vous-même et vous vous rendormirez comme une masse.

- Enfin, vous craquez complètement, et une fois rien qu'une fois, vous vous offrez un camping grand confort : fini les douches froides à la bouteille d'eau et les pipis derrière un arbre (ou derrière ce que vous pouvez, les arbres étant plutôt du genre timide dans le désert) ; bonjour douches individuelles, et toilettes salvatrices.

MAIS, dans tous les cas, chaque jour et chaque nuit sera un nouveau combat contre la nature australienne. Le combat régulier et lassant, c'est celui que vous mènerez contre les mouches et les moustiques. Les premières n'auront qu'un but en dehors de vous rendre fou : s'introduire à tout prix dans votre nez ou votre bouche, même si cela implique une mort certaine. Les seconds se contenteront de vous dévorer tout cru si vous avez eu le malheur de tarder à vous asperger de RID, l'antimoustique qui sent (à peu près) bon. Ensuite, une nuit ce sera un renard qui attaquera votre campement et se fera un malin plaisir de diperser toutes vos affaires dans le camping, ou bien un petit déjeuner en compagnie de la petite mais non moins dangereuse araignée à dos rouge, ou encore la traversée en voiture de nuages de crickets qui serviront de repas à des miliers de fourmis lorsque vous nettoierez votre voiture. Enfin, et c'est mon pire souvenir, vous vous retrouverez à devoir replier votre campement pendant une invasion de milliers de taons, dont 4 ou 5 seront en permanence posés sur vous en train de vous piquer. Là vous vous mettrez à pleurer, rire, hurler et courir, tout ça à la fois, en désespérant de ne pouvoir trouver de refuge nulle part puisque vous êtes dans ce putain de désert, et qu'il y en a une centaine dans la voiture.

Après les sept plaies d'Egypte, les sept mois en Australie !

Et le pire dans tout ça, c'est qu'une fois que vous avez posé vos fesses dans une auberge bien confortable et sympathique, vous n'attendez que ça de reprendre la route et de vous reprendre une claque par l'hostilité naturelle de ce pays.

A suivre : les joies de l'auberge de jeunesse

lundi 12 mars 2012

Nous revoilà !!!

OUF !! DE retour à la civilisation !

Voilà l'histoire : nous avons quitté Melbourne il y a tout juste deux semaines, en ayant pour projet de faire la Great Ocean Road à 5. Mais c'était sans compter sur la météo capricieuse qui nous a gracieusement offert un temps pourri (froid, vent, pluie : la totale) toute la semaine. Une éclaircie cependant pour le plus bel endroit de la cote : les douze apotres ; merci bien.
Il n'en fallait pas plus pour nous pousser à raccourcir notre route et décider de rebrousser chemin quitte à refaire le voyage plus tard... Bon.

Et puis sur un coup de tête, en deux minutes chrono, on a décidé de prendre la route pour le centre de l'Australie ; là où nous étions surs d'avoir chaud, très chaud...
Direction Uluru (ou Ayers Rock) : plus de 2000 km devant nous, soit 3 jours de route non stop, à 5, voiture surchargée de bagages, un soleil de plomb, une station essence tous les 200 km, et de l'eau potable aussi rare que des diamants à moins d'y mettre le prix. Bref vous voyez le topo.

Mais bon sang ce que ça valait le coup !!!
Comment vous décrire ces paysages désertiques monotones mais dont on ne se lasse pas ? Et cette terre rouge recourverte de spinifex et d'arbustes résistants à toutes les épreuves, les autruches énormes, les vaches ou les lézards géants sur le bord de la route ? Et puis enfin, comment vous décrire ce qu'on ressent quand enfin on l'aperçoit, ce gros caillou (ou monolithe pour les puristes), objet de toutes les attentions, posé là, au milieu de rien, en plein centre de l'Australie, et l'atmosphère magique qui s'en dégage ?
Il faut quatre heures de randonnée pour en faire le tour complet, deux bouteilles d'eau par personne, un bon chapeau, une bonne protection solaire et surtout un bon appareil photo car à chaque pas, le paysage change, sa forme est différente et il est impossible de se rassasier de ce spectacle.
Au coucher du soleil, c'est sa couleur qui évolue de seconde en seconde, passant de l'ocre au rouge de plus en plus profond jusqu'à devenir noir.
Et quand le lendemain matin vous vous réveillez en sachant que plus jamais vous ne le reverrez, vous savez qu'il vous manquera. Etrange non ?

Nous avons ensuite pris la route pour le Kings Canyon, situé à 300 km de là. C'est ici nous attendait la randonnée la plus belle jamais faite jusqu'ici.
Il nous a fallu grimper tout en haut du canyon, une pente raide mais prometteuse, pour atteindre un panorama à couper le souffle.
Pendant quatre heures nous avons fait le tour du canyon par ses sommets, en traversant des paysages de roches rouges, prenant toutes les photos possible pour ne jamais, jamais oublier à quoi ça ressemblait là haut.

Et puis nous avons refait la route dans le sens inverse, jusqu'à Adelaide où nous avons passé deux jours en transit avant de repartir demain en direction de Perth. De là bas, nous prendrons un avion pour Singapour (encore !) avec Manon et Raph où nous passerons deux ou trois jours avant de nous envoler pour Bali ou une autre île paradisiaque.

J'ai hâte d'un peu de confort et de farniente car croyez le ou non, la vie de baroudeur ce n'est pas de tout repos ! Parfois je rêve juste de rentrer chez moi, prendre un bon bain et me mettre dans mon lit et ne pas avoir à penser comment je vais pouvoir me doucher le lendemain, où je vais dormir le soir et dans quelles conditions. Mais c'est le prix à payer pour découvrir ce grand pays et je ne m'en plains pas !

Je pense à vous qui êtes si loin et qui me manquez tant.

mardi 14 février 2012

La boucle est bouclée !

Nous voilà à Launceston, pour la deuxième fois de notre périple en Tasmanie !
Nous repartons cet après-midi pour la Bay of Fires (l'endroit que nous avons préféré de Tasmanie) avec Manon et Sabina, deux copines de Raph qui nous ont rejoint jeudi dernier à Hobart.
Nous sommes tous les quatre partis à la conquête de l'ouest, qui a tenu ses promesses ! 
Mount Field d'abord, où nous avons fait une randonnée périlleuse de jour, et une de nuit pour voir des vers luisants, puis le Lake Saint Clair, Strahan et ses Henty Dunes (hautes de 30 mètres), les Montezuma Falls à Rosebery (cascade de 104 mètres, et un pont de singe n'acceptant pas plus de deux adultes à la fois qui m'a fait passé un mauvais quart d'heure) et Cradle Mountain enfin, qui se dispute la place de numéro un avec la Bay of Fires. Nous y avons fait une randonnée autour du Dove Lake, une vue incroyable et changeante durant trois heures.

Six jours donc, en pleine nature, au milieu des wallabys, des opossums, des diables de Tasmanie et des ptits nouveaux... les Tiger Snake ! Serpent au venin mortel, présent dans tout l'ouest de la Tasmanie... et dans les campings, comme peut en témoigner Raph ! A cela s'ajoute comme d'habitude des campings sans eau ni électricité, des douches à la bouteille d'eau ou sur les ports... Bref, contents de dormir au chaud dans un vrai lit et en sécurité la nuit dernière !!

Nous repartons à l'est, retrouver les plages de sable blanc et l'eau transparente, cette fois ci le soleil est de la partie !! Plus d'eau et compagnie, de téléphone et d'internet pour les prochains jours mais peu importe, fous rires, feux de camps, baignade et balades au programme !

Retour à Melbourne lundi prochain, nous serons finalement restés trois semaines sur cette île du bout du monde, qui fut une bonne surprise du début à la fin. Ensuite recherche de boulot avant de reprendre la route.

Bonne fin de semaine à tous, je vous embrasse bien fort !




lundi 6 février 2012

Les voyages forment la jeunesse !

Hey hey !!!
Voila des nouvelles fraiches, cette fois de Tasmanie où je suis avec Raph;les filles ayant préféré partir au nord de Melbourne pour trouver du boulot.

Nous avons pris le ferry il y a une semaine jour pour jour, direction la Tasmanie, île au sud est de l'Australie.
Après une traversée de dix heures, nous avons posé notre tente à Devonport pour la nuit, avant de repartir dès le lendemain pour Launceston, deuxième plus grosse ville de Tasmanie après Hobart, la capitale.
En chemin nous nous sommes arrêtés pour pique niquer près de Lilydale où une petite balade sympathique menant à des chutes d'eau nous a aidé à digérer.
Launceston fut un arrêt luxueux : hotel, douche privée, internet et draps propres (le tout pour le prix d'une auberge), dont nous avons bien profité sachant ce que nous réservaient les prochains jours...

Le mercredi matin nous avons repris la route pour la Bay of Fires qui est à mon sens l'un des plus beaux endroits sur terre ! Mais cela se mérite : pas d'infrastructures dignes de ce nom afin d'éviter un trop grand nombre de touristes ; nous nous sommes donc trouvé un petit emplacement en bord de mer, dans un camping gratuit sans eau (donc sans douche) et sans électricité. Et pour la touche glamour, toilettes sèches, une aventure de chaque instant ! Obligés de se rendre tous les jours à 15km de là pour se doucher au port.
Mais bon sang ce que ça valait le coup... Nous sommes tombés amoureux de cet endroit paisible, offrant des paysages déserts à vous couper le souffle et des plages sauvages à vous tirer des larmes. Un sable blanc et fin et une eau transparente comme du cristal à faire palir les plus célèbres stations balnéaires. Le plus : personne ou presque sur les plages, le paradis pour vous tout seul. Le moins : pour se baigner, il faut être motivé, l'eau est très froide !!
Il a fallu se faire violence pour quitter ce havre de paix au bout de trois jours, démonter notre petit camp où nous faisions un feu le soir, en grillant des chamallows...

Etape suivante : le Freycinet National Park qui cache la célèbre Wineglass Bay, connue pour être l'une des plus belles plages du monde. Elle aussi se mérite, il faut escalader une montagne et descendre son versant pour y accéder. Plusieurs kilomètres de
marche et 1200 marches plus tard, la vue vaut effectivement son pesant d'or. Mais à notre avis, bien moins que la Bay of Fires, beaucoup moins touristique.

Deux jours plus tard, nous voici à Hobart, de retour à la civilisation : douche (chaude), toilettes normales (dieu merci), murs en brique, toit et lit. Bref une auberge quoi. C'est que nous avions perdu l'habitude de tant de confort !

Nous avions prévu de passer une semaine en Tasmanie, mais il y a tellement de choses à voir et à apprécier qu'en sept jours nous n'avons fait que la moitié du tour de l'île. La plus grande partie du territoire est classée au patrimoine mondial de l'humanité et il suffit d'ouvrir les yeux à n'importe quel endroit et à n'importe quel moment pour comprendre pourquoi.

Demain, visite de Port Arthur qui fut un pénitencier naturel de par sa configuration au XIXe siècle. On n'oublie pas non plus les 10000 aborigènes qui vivaient ici et qui furent presque tous tués par les colons dès leur arrivée en Tasmanie.

Les prochains jours, exploration de l'ouest, encore plus sauvage, presque hostile, puis nouvelle rando à Cradle Mountain.

Enfin, retour à Melbourne pour laquelle nous avons eu un gros coup de coeur avant de partir. S'il y a une ville où nous nous sentons de poser nos valises pour un temps c'est celle ci ! Nous y chercherons donc un boulot, histoire de se refaire un peu avant de partir vers d'autres aventures.

Je vous embrasse bien fort.

mercredi 11 janvier 2012

News from Sydney

Hey guys !
Nous voici à la bibliothèque nationale de la Nouvelle-Galles du Sud, à Sydney où nous pouvons profiter d'un accès internet gratuit.
L'ayant sur mon téléphone, je me suis posée dans un petit coin pour potasser le guide car nous partons mardi matin pour de nouvelles aventures !

Mais avant, comme promis, quelques impressions de Sydney et nouvelles des derniers jours.

Nous n'avons vraiment pas eu de coup de coeur pour cete ville,même si les gens y sont très sympathiques et souriants.
Le temps est très variable, il fait souvent beau et chaud la journée mais il y a toujours du vent et les températures baissent vite en fin d'après midi.
L'autre jour nous étions en train d'admirer les chauves souris pendues aux arbres avant leur envol dans le botanic garden (des roussettes, et pas petites les bestioles jpeux vous le dire !) lorsque nous avons été surprises par un orage et une pluie démentielle.
Il n'a pas fallu plus de 5 secondes pour nous retrouver trempées de la tête aux pieds et nous avons finalement trouvé refuge dans des petites voiturettes de golf. Il ne nous restait plus qu'à nous essorer, tout en rigolant comme des baleines.
Nous passons nos après midi à la plage depuis trois jours, après avoir été sur les quais où tronent l'Opéra House de Sydney (plutot décevant, plus beau vu de loin) et le Harbour Bridge (bon, c'est un pont quoi). Ne tirant rien de plus de cette ville, nous avons décidé de profiter du beau temps et des grandes plages de Sydney qui, elles, valent le détour !

Bondi beach d'abord, paradis des surfers et des touristes, sable fin mais l'eau n'est pas très propre (comme tout endroit trop fréquenté). Coogee beach ensuite, plus sauvage, située dans une petite crique qui préserve la plage des grosses vagues et qui offre un sentier longeant la cote donnant sur une mer transparente par endroits, plus profonde ailleurs, mais toujours magnifique.

Mardi soir nous sommes sorties dans un club de Kings Cross (sorte de Pigalles australien) car un bus passe tous les soirs à l'auberge et promet une entrée gratuite et une conso ( = bière insipide). Ce soir là c'est la fête, entrée gratuite et deux consos ! On se dit qu'en ces temps difficiles où rien qu'une pomme coute 2dollars, il serait fou, voir inconscient, de refuser une telle offre.

Nous partons avec notre petite troupe composée de trois français, un brésilien, un allemand et un américain, voir ce que la nuit peut nous offrir.
Bon bah pas grand chose : nous n'avons eu le droit qu'à une bière (insipide donc, et qui a le pouvoir magique de vous mener aux toilettes toutes les 10minutes, true story) et il semble que le DJ n'avait en sa possession qu'une vingtaine de chansons puisqu'après 1h30 dans la boite, nous avons eu le droit à une deuxième écoute des mêmes tubes commerciaux et pourris.

PAR CONTRE ! Ce qui a été vraiment génial c'est l'échange avec les gens de tous pays et de tous horizons qui est très facile et très enrichissant.
Excellente soirée au final.

A part ça, petite flemme de raconter dans le détail mais nous avons eu l'heureuse surprise de découvrir hier matin que toute notre nourriture avait disparu du frigo ! Je vais donc raler (poliment) à la réception, la nana me dit alors que nous sommes plusieurs dans ce cas là car le mec qui nettoie les frigos a été pris d'une crise de démence et a tout bazardé. Elle prend mon numéro de téléphone, note le contenu de notre cool bag (je rajoute au passage quelques bieres, bouteilles de coca et légumes) et promet de me rappeler dans la journée pour m'offrir un dédomagement.
Effectivement elle rappelle deux heures plus tard et nous offre une nuit gratuite pour toutes les trois plus pour raph qui n'est même pas encore arrivé : même chambre que d'habitude pour les filles, chambre privée pour raph et moi ! Too good to be true, nous avons perdu environ 20 dollars de courses et réalisons une économie de 130 dollars sur les chambres, trop cool !!
Bon finalement je vous ai raconté les détails.

Mardi matin nous partons pour les Blue Mountains (qui doivent leur nom à la brume bleutée qui s'évapore des eucalyptus), où nous attend une dure randonnée de deux jours. Ca va sans doute être laborieux et difficile mais on a trop haaaate d'être enfin loin de la ville et de respirer l'air frais (ou pas) de l'outback.

Bises à tous !

vendredi 6 janvier 2012

Like a real sydneysider

Hello everyone !!

Il est près d'une heure du matin à Sydney, et je ne suis pas fatiguée donc j'en profite pour poster quelques mots !

Nous sommes arrivées mercredi non sans quelques difficultés !

D'abord à l'aéroport de singapour, petit moment de stress au moment du check-in lorsque l'hotesse est partie un quart d'heure avec le passeport de laura sans nous dire pourquoi. Il s'avère alors que son numéro de passeport n'est pas reconnu par la machine, il leur faut donc demander l'autorisation aux autorités australiennes pour que Laura puisse monter dans l'avion. 30 minutes plus tard, le problème est réglé.

Nous embarquons et nous retrouvons assises à coté d'un mec qui pue et qui ronfle (il est 1h du matin) et de deux bébés qui hurlent. La nuit s'annonce longue. Là dessus, un message du pilote nous annonce que le vol va être agité tout le long à cause de nuages hauts et que nous devons garder notre ceinture attachée pendant toute la durée du vol. Ma phobie se réveille et je commence à me sentir moyennement bien !!
Heureusement, épuisée, je m'endors rapidement et me réveille à 1h30 de l'atterrissage en me rendant compte que l'avion n'a pas bronché une seule fois ! Ouf ! C'était bien la peine de nous stresser avec un message pareil...

Ensuite, nous remplissons une carte pour l'immigration et nous réalisons que nous avons beaucoup troooop de tabac sur nous ! Nous prenons le parti de ne pas le déclarer en esperant ne pas être fouillées...

Nous atterissons à 11h15 heure locale, passons l'immigration sans difficulté... Mais, surprise !, il y a un deuxième controle juste après la récuperation des bagages en soute, et les agents ouvrent les valises... Le stress commence à monter...

Je récupère rapidement mon sac, mais ceux de Lucille et de Laura tardent à venir... Voir, ils n'arrivent pas du tout ! 45 minutes plus tard, nous sommes maintenant les dernières devant le tapis roulant, tout le monde a récupéré ses bagages, sauf les filles...
Apres une discussion avec un agent qui essaie de se renseigner par talkie walkie sans avoir de réponse, nous sommes dirigées vers un autre tapis roulant, toujours rien, puis vers le lieu où ils stockent les bagages plus larges.
Ouf de soulagement tous en coeur, ils sont là (mais ne sont pourtant pas plus larges que le mien).

Il nous reste à passer la barrage des controles. Etant les dernières il parait très probable qu'on se fasse controler... Les piercings, tatouages et dreads n'aidant pas...
Troisieme ouf, on nous laisse passer car tous les agents sont déjà occupés à fouiller des valises.

Je prends un forfait australien dans l'aéroport pour pouvoir appeler l'auberge qui est censée venir nous chercher... Avec tout ce bazzar nous avons déjà dépassé l'heure à laquelle nous étions censées arriver à l'auberge.
J'appelle et ne comprends pas un mot de ce qu'elle me raconte. Bref je vous passe les détails, deux heures plus tard nous arrivons enfin !!!! Il est 16h.
Pas simple donc ces 20 dernières heures !

Depuis deux jours nous nous sommes occupées de tous les aspects administratifs (banque, numero de telephone australien, tax file number). Demain commence notre exploration ! Nous avons hate car ce que nous avons vu de Sydney pour l'instant ne nous a pas semblé extraordinaire.

Plus d'impressions dans quelques jours donc !

Il nous fallait de toute façon rester un peu à Sydney même s'il n'y a pas grand chose à y faire, le temps de recevoir notre carte de crédit et notre tax file number.

Dans un peu plus d'une semaine Raphaël nous rejoint (enfiiin !!) et nous partons tous les quatre en road trip ! Premier arrêt : les blue mountains pour une randonnée.
Nous attendons ce moment avec impatience (moi encore un peu plus :p).
Etre en dehors de la ville sera surement bien plus agréable !

Sinon on fait des rencontres sympa tous les jours, avec des gens de tous pays, ce n'est que le début mais ça promet de grands moments.

La vie est extrêmement chère, c'est assez affolant. Surtout après avoir vécu pour presque rien à Singapour ça fait drole !! Il parait que c'est plus raisonnable en dehors de Sydney... On espère bien !

Aller sur ces quelques mots transformés en longues phrases, je vais me coucher !!

Antipodement votre.




Ps : le blog parisien de ma copiiiine Emilie ;-) http://parisfactory.illustrateur.org/

lundi 2 janvier 2012

Last day in Singapore

Bonne année à tous !!

Voilà, c'est déjà la dernière nuit à Singapour.

Nous avons profité pleinement de cette ville cosmopolite où toutes les cultures et religions cohabitent à chaque coin de rue.

Ce fut une semaine bien remplie, nous avons commencé à user nos semelles en traversant chaque jour, à pied en long en large et en travers, ce pays où je me sens maintenant chez moi.

Le nouvel an a tenu ses promesses : émouvant, dépaysant  : rencontres sympathiques, feu d'artifice grandiose et chaleur réconfortante.

Nous avons visité chinatown, Little India, l'ile de Sentosa et bien d'autres quartiers encore. L'un des meillers moments fut aujourd'hui : nous sommes allées sur l'île de Palau Ubin où nous avons loué des vélos pour en faire le tour. Dépaysement total : végétation équatoriale, mangrove et petites maisons de paysans. Résultat des courses : gros coups de soleil pour tout le monde, une rencontre avec une araignée aussi grosse que ma main et surement quelques courbatures demain.
Mais quel bonheur de se retrouver au coeur d'un paradis luxuriant, loin du bruit et de l'hyperactivité de la ville.

Deux jours de plus ne nous auraient pas déplu, mais demain nous nous envolons pour Sydney.

Là commence la véritable aventure, l'inconnu avec un grand I pour moi !

J'ai hâte ! (et stresse un peu aussi, il faut bien le dire)

Equatorialement votre ;-)